On ne rigole pas avec le Zohan
0 commentaires Critique poster par laur![]() | ![]() Las des combats opposant Juifs et Palestiniens, l''as du contre-terrorisme israélien Zohan Dvir feint sa propre mort lors d''un affrontement avec le Fantôme, son ennemi juré. Il s''envole ensuite vers New York, où il compte réaliser son rêve de toujours: devenir coiffeur. Sans expérience, il commence au bas de l’échelle auprès de Dalia, une Palestinienne dont le salon est situé dans un quartier de la ville où Arabes et Juifs cohabitent harmonieusement. Rapidement toutefois, l’apprenti-coiffeur se révèle indispensable, les «soins» particuliers qu’il prodigue aux femmes d''âge mûr faisant grimper le chiffre d''affaires de l’établissement. Mais le rêve américain de Zohan prend une tournure inattendue lorsqu''un chauffeur de taxi palestinien, qui a une dent contre lui, le reconnaît et dévoile sa planque au Fantôme. ![]() M''étant surpris à rire de bon coeur à plusieurs reprises durant la première demi-heure, j''osais croire que le film pourrait redonner un peu de piquant à l''oeuvre de Sandler. Cette dernière s''enlise depuis quelques années dans une suite de récits construits autour de concepts farfelus et de trames narratives bien minces. On aurait même pu penser que l''union de Sandler et Judd Apatow (réalisateur de 40 Year-Old Virgin et Knocked up...) était une combinaison gagnante. Zohan, malgré un début franchement drôle (mais oh comment absurde!) perd de son dynamisme et se fait prendre par les mêmes clichés qu''il avait su éviter au départ : petite romance forcée, morales sur l''amour et la guerre et tentative de résolution du conflit israélo-palestinien... rien de moins! Bref, un film d''été satisfaisant sur le coup mais qui est rapidement oublié, mais qui gagne tout de même des points pour quelques très bonnes blagues... et pour avoir réussi à inclure Rockwell dans l''une d''entre elles... Dernier commentaire sur l''acharnement dont fait preuve Sony (studio ayant produit le film) pour les placements de produits : c''est franchement excessif et ça devient envahissant au point de dérouter le récit... Les personnages passent cinq minutes à décrire le nouveau Sony Ericsson... déplacé! |